12 juin 2017

Voyage en Espagne - Madrid 2017 - jour5


Nous arrivons à Tolède, ville inscrite sur la liste du Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO. L'histoire de Tolède a profondément marqué l'histoire de l'Espagne. C'est une ville encerclée par la profonde vallée du Tage.
 
Les collines du Cerro del Bú, lui confère un environnement naturel unique. 
On peut y voir de nombreux monuments historiques dont la citadelle, la cathédrale et le Zocodover (de l'arabe Suk-al-dawab, marché aux bestiaux où le petit train touristique nous attend.

A bord du train, nous quittons la cité.
Un passage devant la  " Puerta de Alfonso VI" et nous poursuivons notre route,
Nous atteignons un belvédère duquel on a un joli point de vue sur la ville.
Nous finissons notre parcours par un passage devant "El Puente de Alcántara", qui enjambe le Taje.
Nous voilà de retour à la Plaza Zocodover.
Il nous faut maintenant rejoindre à pieds l'atelier de damasquinage, situé hors les murs. Nous quittons la Place Zocodover et nous passons devant l'église de Santiago del Arrabal avec l'une de ses remarquables portes de style mudéjar.
Nous franchissons la "Puerta de Alfonso VI",

et nous atteignons après un détour de rue, un ancien cirque romain
dont, il ne reste aujourd'hui que quelques traces.
Nous traversons cet espace et nous rejoignons enfin l'atelier.

Le damasquinage (de damaschino, mot italien dérivé de Damas) est une technique de décoration, qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent, sur une surface métallique, généralement en fer ou en acier, afin de créer différents motifs décoratifs et ornementaux.
De nombreuses années de pratique, sont nécessaires pour maîtriser cet art.
Après un repas tiré du sac, dans un parc qui jouxte l'atelier, dans lequel, nous retrouvons encore quelques traces de l'époque romaine,
nous repartons en direction de l'église Santo Tomé qui conserve une peinture réalisée par El Greco ; l'enterrement du seigneur d'Orgaz (en espagnol : El entierro del señor de Orgaz), plus connu sous le nom de L’Enterrement du comte d’Orgaz (El entierro del Conde de Orgaz en espagnol), chef-d'œuvre du peintre El Greco,
C'est une toile emblématique du siècle d'or espagnol. Elle est datée de 1586-1588
Nous quittons le musée et nous déambulons maintenant à travers les rues et ruelles de Tolède,


pour finalement, nous retrouver dans l'ancien quartier juif de Tolède dont on visitera l'ancienne synagogue :  "Sinagoga de El Transito". Aujourd'hui c'est un musée qui conserve l’héritage de la culture hispano-juive et séfarade en tant que pièce fondamentale du patrimoine culturel de Tolède.
une visite virtuelle ici : http://www.mcu.es/visitavirtualmuseos/museo-sefardi

Comme dit l'adage : "Après l'effort, vient le réconfort" certains l'ont bien compris !
 
Nous patientons jusqu'à l'ouverture de la "Casa Museo de Victorio Macho" pour assister à une rétrospective historique de la ville Tolède à travers la "Time capsule"
dont voici les premières images.
L'après-midi tire à sa fin. Après une dernière photo du groupe,
nous voilà à la recherche du restaurant dans lequel nous prendrons notre repas du soir avant notre départ pour la France vers 20H30.

Le temps du bilan

Avant tout, il faut rappeler que ce voyage a été réalisé dans le cadre d'un établissement et il était destiné à des lycéens de 2nd générale pratiquant une langue vivante en l'occurrence : l'espagnol. Autrement dit c'était avant tout un voyage linguistique. 
  
Prenons quelques instants et posons nous la question suivante : Ce voyage comme tous les voyages est-il formateur ? Qu'apporte le voyage en tant que tel ? Quelques pistes de réflexion.

Une découverte de soi :
     Ce voyage était destiné à sortir nos élèves du quotidien que représente le cadre familial, la classe et à les confronter à un pays, à des usages à des espaces qu'ils ne connaissaient pas forcément. 
Se réveiller le matin, s'organiser, se gérer, préparer ses affaires pour la journée n'a pas été une tâche facile pour certains. Nous dirons que sans la "protection familiale", cela a été même difficile. Combien d'entre eux, ont complété régulièrement le carnet de voyage ? 

Le temps d'un voyage
     Nous avons voyagé certes dans l'espace, mais pas uniquement. C'était un voyage dans le temps. En 5 jours, ce fut un dépaysement complet. Nous avons vus les traces laissées par différentes cultures : wisigoth, romaine, musulmane, juive, chrétienne qui se sont mixées pour donner l'Espagne d'aujourd'hui. Certains élèves l'ont compris en posant des questions pertinentes à partir de telle ou telle observation tandis que d'autres se sont au contraire refermés sur eux-mêmes n'acceptant pas "la culture de l'autre" affichant même jusqu'à  un prosélytisme indigne qui n'avait pas sa place dans ce voyage.

Si voyager consiste à "regarder son nombril" sans s'ouvrir à la culture de l'autre dans ce cas, il vaut mieux rester chez soi, devant sa console de jeux et un casque sur les oreilles ! Si voyager en Espagne consiste à ne pas entrer dans tel musée parce qu'il est référencé hispano-juif ou bien dans tel espace parce que référencé "musulman". C'est méconnaître toute l'histoire qui a forgé la péninsule ibérique.

On peut rappeler ces quelques passages d'histoire à l'intention de nos garçons :

Au VIIIe siècle, les conquérants arabes s'établissent en Espagne. Musulmans, Juifs et Chrétiens cohabitent alors pacifiquement dans la péninsule.

Au milieu du Xe siècle, le calife de Cordoue célèbre avec éclat la fête chrétienne de la Saint-Jean en organisant des courses de chevaux ; Tolède conserve, sous la domination musulmane, des archevêques catholiques.

Au XIIe siècle, Maïmonide, rabbin, philosophe et médecin (1135-1204), a toute liberté pour exercer son art et publier ses œuvres à Cordoue, en terre d'Islam.

De l'autre côté de la frontière, autour de l'année 875, le roi de Léon envoie son fils, le futur Ordono II, compléter son éducation auprès de l'émir musulman de Saragosse.

Après la reconquête de Tolède, en 1085, Alphonse VI (1042-1109), roi de Castille, se proclame « empereur des deux religions » (chrétienne et musulmane). Alphonse X (1252-1284) projette d'ouvrir à Murcic une université (medersa) commune aux chrétiens, aux musulmans et aux Juifs.

Au XIIIe siècle encore, Tolède passe pour la Jérusalem des Juifs d'Espagne : elle compte de splendides synagogues, qu'on peut admirer aujourd'hui sous leur nom chrétien de Santa Maria la Blanca et Nuestra Senora del Transito.

Ces quelques exemples témoignent de l'originalité de la Péninsule ibérique. les trois religions du Livre ont vécu, sinon en bonne intelligence, du moins dans le respect réciproque, notamment à Tolède, notre dernière destination

Aussi, pour clore le sujet, nous ne dirons qu'une seule chose, que ces petits esprits restent là où ils sont, autrement dit dans la médiocrité et dans l'étroitesse d'esprit ! Il a fallu rappeler à certains garçons qui se reconnaîtront que ce n'est pas une attitude qui élève l'esprit humain que de rester cloîtrer derrières ses propres murailles. Alors pourquoi apprendre une langue si ce n'est pour découvrir l'autre ?
 
Tester ses limites :
     Beau sujet, que certains ont su mettre en pratique. Comment franchir la barrière de la langue pour se faire comprendre de la famille d'accueil ? Comment franchir la barrière culinaire, alors que l'on est plutôt un adepte du "Burger King" que de la paëlla ? Comment dépasser ses limites physiques (marche, vélo etc ...) alors que l'on passe le plus clair de son temps assis ou en voiture ? La majorité a su se dépasser. Pour nous, enseignants cela a été réconfortant de voir ces jeunes, dépasser leurs limites en adoptant une attitude positive, de les voir s'épanouir jour après jour et devenir un peu plus adulte.

En guise de réponse à la question précédente : Oui les voyages sont formateurs ! Continuons de voyager ici et ailleurs.






  


8 juin 2017

Voyage en Espagne - Madrid 2017 - jour4

Ce matin, nous sommes partis pour retourner visiter le "Palacio real", ancien palais des rois d'Espagne.Nous sommes tout d'abord entrés dans la cour principale. D'un côté, se trouve la cathédrale


et de l'autre, l'entrée principale du palais. Ce palais est blanc avec environ 3000 pièces.

Nous n'en n'avons visité que quelques unes. Les unes plus belles que les autres.

Chaque pièce avait sa couleur, son thème.
Leny et Arnaud

Nous avons pris notre repas tiré du sac, sur la "Plaza de oriente" en face du Palacio real.

Puis nous nous sommes dirigés sur la rive nord du Rio Manzanares où nous attendaient nos guides pour une balade en vélo dans ce que l'on appelle ici le "Madrid Rio",une zone aménagée en piste cyclable.
Répartis en trois groupes, nous nous sommes arrêtés à de nombreuses reprises afin d'admirer le paysage "paradisiaque" .

Nous avons également apprécié "la playa" où nous avons bien profité des jets d'eau, bien rafraîchissant, pour cette journée encore bien chaude.
Agathe et Elsa

Nous avons terminé cette journée par un temps libre qui nous encore permis de découvrir la ville de Madrid.

Le temps n'a plus de prise sur nous et pourtant le départ est là ! Demain, nous partons pour Tolède où nous passerons notre dernière journée en Espagne. La journée sera longue, comme la nuit d'ailleurs. Fourbus mais avec pleins de souvenirs de ce voyage à Madrid.


7 juin 2017

Voyage en Espagne - Madrid 2017 - jour3

Vers 8h30, nous sommes partis d'Aranjuez pour aller sur les traces de Don Quichotte. En premier lieu, nous avons été à Consuegra,



voir les moulins géants contre lesquels Don Quichotte s'est battus,



ainsi que le château qui domine la plaine.




Toute cette visite s'est faîte à l'aide d'un guide.
Lola et Marie-Blanche



Concernant le château, nous avons trouvé la visite très intéressante :  nous avons vu les différents systèmes de défense

ainsi que celui du filtrage et récupération d'eau. Ressource essentielle pour tenir le temps d'un siège dans cette région où l'eau est rare et précieuse. Dans ce château ont lieu de fêtes médiévales en l'honneur des batailles d'antan où la région était dominée par les musulmans.

Lors de la visite du moulin, nous avons vu le mécanisme qui permet de moudre le blé et obtenir de la farine plus ou moins fine

destinée aux hommes ou aux animaux.Une association locale fait revivre ces pratiques qui perduraient jusque dans les années 70.
Charlotte, Clotilde et Arthur

Nous avons poursuivi notre périple en visitant un atelier de poterie artisanale où nous avons vu fonctionner un tour et la confection de pots,

et surtout d'un instrument de "musique" : la "caracola" destinée à communiquer dans les champs, ainsi que des figurines.
Louna et Marie.


Nous sommes allés voir un autre site sur lequel les moulins étaient perchés,



puis nous avons terminé notre journée en visitant la maison de Dulcinéa, dame de Don Quichotte.

Cette journée a été particulièrement chaude, encore 35°C à 19h30.
Tom et Théo